Eiffage choisit Alert pour surveiller le barrage du Mont Saint Michel

Le groupe Eiffage, pilote du lot contrôle de commande sur le chantier du barrage du Mont Saint Michel, choisit Alert pour surveiller l’ouverture des vannes pendant toute la durée du chantier et assurer la sécurité du barrage dans sa phase critique de mise en route.

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Le désensablement de la baie du Mont Saint Michel : l’un des plus grands chantiers écologiques pour préserver le caractère maritime d’un site exceptionnel

Deux fois par jour les plus grandes marées du monde envahissent la baie du Mont Saint Michel. Pendant les grandes marées, la mer parcourt plus de 15 kilomètres depuis son point bas sur le littoral jusqu’au Mont Saint Michel, répétant deux fois par jour ce mouvement incessant.

A chaque marée, la mer se charge de sable et de sédiments que sa puissance arrache à la surface de la baie. Lorsqu’elle se retire, elle emporte au large une partie de ces sédiments tandis qu’une autre partie se dépose dans la baie. Les rivières viennent alors à l’aide de la mer en remplissant un rôle de chasse d’eau qui nettoie la baie.

L’homme, comme trop souvent, a voulu contrarier la nature en construisant des digues contre la mer et des barrages sur les rivières afin de gagner des terres agricoles fertiles, les polders. Cette action a aggravé le phénomène naturel d’ensablement en perturbant le rôle de chasse d’eau des rivières, contribuant ainsi à l’élévation progressive du niveau de la baie et à l’accélération de son colmatage caractérisé par l’avancée des herbus sur les grèves.

C’est ainsi que chaque année plus d’un million de mètres cubes de sédiments - l’équivalent du chargement de cent mille camions ! - s’accumulent dans la baie, phénomène contre lequel l’homme a décidé d’agir.

En 1995, l’Etat, la Région de Basse-Normandie, la Région Bretagne et la commune du Mont Saint Michel signent le projet de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint Michel.

msm_2Le Grand Projet de désensablement du Mont Saint Michel constitue un des plus grands chantiers écologiques du monde. Il se décompose en quatre actions principales :

  • Réactiver et renforcer le travail des chasses du Couesnon pour débarrasser les sédiments au moyen d’un barrage. Il sera équipé de vannes qui fonctionnent dans les deux sens pour faire entrer et ressortir les flots de marée.
  • Remplacer la digue-route construite à la fin du XIXe siècle par un pont-passerelle qui permet de rétablir les circulations eau des marées et du Couesnon autour du Mont Saint Michel pour accélérer le processus de désensablement.
  • Déplacer les parkings aménagés dans la baie autour du Mont Saint Michel vers le continent afin de supprimer un obstacle au travail de la nature tout en améliorant l’esthétique des abords de la Merveille de l’Occident.

Mettre en place un système de navettes entre le Mont Saint Michel et le continent pour acheminer les visiteurs qui bénéficieront ainsi de nouvelles conditions d’accueil et de confort. Ce chantier, programmé sur cinq ans, redonnera au Mont Saint Michel, et à sa baie, son caractère maritime et majestueux

Le barrage, ouvrage clé du projet de désensablement

La construction du nouveau barrage permettra de générer des chasses suffisantes pour déblayer les abords du Mont des sédiments qui s'y accumulent. Ces chasses seront réparties dans deux chenaux séparés par un seuil de partage, dans lesquels le Couesnon pourra largement divaguer.
Ne perturbant en rien le phénomène naturel de sédimentation de la Petite Baie, ce dispositif général a été mis au point au terme de quatre années d'études et de recherches hydro sédimentaires menées par un laboratoire spécialisé, la Sogreah. Une Commission scientifique internationale a validé l'ensemble de ces aménagements. L'étude d'impact a permis de cerner ses effets, au bénéfice de l'environnement de la Baie.

msm_3Le nouveau barrage a été le premier des travaux engagés fin 2005. Conçu pour gérer efficacement les chasses du Couesnon, le nouvel ouvrage génèrera des chasses au jusant, pour redonner aux abords du Mont leur caractère maritime, année après année.

Le projet du groupement a séduit le jury par sa grande cohérence technique, architecturale et environnementale. Il résulte d'une observation fine du site et propose une réponse parfaitement adaptée. Discret et élégant, le nouveau barrage utilise des techniques parfaitement éprouvées et fiables. Huit vannes-secteurs permettront les opérations de remplissage et de chasse. Chacune sera actionnée par deux vérins.

Il s'intègre dans la continuité des berges et des digues. Le jeu d'ouverture des vannes et la modulation de la hauteur des eaux en donnent une perception changeante jusqu'à la quasi transparence, lorsque les vannes seront totalement ouvertes.

Le groupe Eiffage au Mont Saint Michel : une maîtrise d’ouvrage partagée

EIFFAGE est le 7e groupe européen de la construction et des concessions. Avec ses 56 000 collaborateurs, dont plus de 80 % sont salariés actionnaires, le groupe réalise un chiffre d'affaires de l'ordre de 10 milliards d'euros.

Grâce à un réseau européen de plus de 500 implantations, EIFFAGE offre une complémentarité de savoir-faire au travers de ses cinq métiers, la construction (Eiffage Construction), les concessions (Eiffage Concessions), la route et le génie civil (Eiffage Travaux Publics), l'installation électrique (Forclum), et la construction métallique (Eiffel).

« Pour le barrage du Mont Saint Michel, c’est l’entité Forclum qui a été retenue pour prendre en charge le lot contrôle de commande sur le chantier, depuis le passage des câbles électriques jusqu’au fonctionnement des automates », précise Thierry Desert, responsable du projet. Un chantier d’envergure démarré voilà plus de deux ans.
A terme, la maîtrise d’ouvrage sera confiée à l’exploitant final du barrage, dont la livraison est prévue courant 2009. Mais pendant toute la durée des travaux, la maîtrise d’ouvrage a été confiée à un groupement de trois entreprises, chargée d’en assurer l’exploitation et le suivi, le barrage fonctionnant déjà partiellement, dont Forclum.

La mise en route du barrage : une phase particulièrement critique sous étroite surveillance… grâce à Alert

« Cette maîtrise d’ouvrage était délicate puisqu’il fallait s’assurer du bon fonctionnement d’un barrage en cours de construction, avec tous les aléas d’un tel projet. Lors de sa mise en route, de nombreux ajustements ont été nécessaires pour s’adapter à un mi milieu qui évolue sans cesse. Nous sommes tributaires des marées et chaque marée est différente ! », note Thierry Desert.
« Nous avions donc besoin d’un outil de GTC à la fois performant et très fiable pour assurer la surveillance du barrage dans sa phase la plus critique de mise en route », poursuit-il. Trois automates Schneider ont été installés : un sur chaque rive et le troisième au PC du barrage. Ces derniers sont reliés au superviseur PcVue, développé par Arc Informatique, et qui est devenue depuis son développement en 1992 une référence internationale en matière de supervision d’installations.

msm_4Près de 300 variables sont ainsi surveillées en permanence, réparties en 4 catégories :

  • Electrique : problèmes de disjonctions ou de discordance des contacteurs…
  • Hydraulique : pression basse dans les circuits notamment
  • Mécanique : défauts de synchronisation et de parallélisme des vannes ou arrêts d’urgence
  • Automatismes : synchronisation de l’ouverture des vannes avec les marées.

En cas de problème, une alarme est envoyée via Alert sur le GSM de la personne d’astreinte, qui peut visualiser la nature et le lieu du problème, et se charge de contacter le bon intervenant pour le résoudre. « Si cette dernière n’acquitte pas l’alarme, je deviens le destinataire du message et c’est moi qui me charge de passer le relais à la personne de terrain compétente », note Thierry Desert.
« En fait nous utilisons Alert à la fois pour gérer les alarmes en cas de défaut du système, et comme outil de remontée d’informations sur l’exploitation. La personne d’astreinte reçoit un texto ½ heure avant et ½ heure après l’heure théorique de chaque marée, qui lui permet de vérifier systématiquement que les vannes ont bien été ouvertes et fermées au bon moment ». Quatre remontées d’informations sont ainsi gérées par Alert tous les jours, hors défaut.

Quant aux alarmes, elles ont été surtout nombreuses au moment de la mise en route, pendant laquelle les maîtres d’ouvrage ont du adapter en permanence le chantier aux changements de marées et aux variations inhérentes. « Pendant cette phase critique où nous avions besoin d’une très grande vigilance avec beaucoup de paramètres à surveiller, Alert nous a permis d’assurer une sécurité optimale de l’installation sans nécessiter la présence permanente de la personne d’astreinte », se réjouit Thierry Desert.

Alert : un choix motivé qui a fait ses preuves

« Le cahier des charges du projet nous imposait de mettre en place un système de contrôle à distance des alarmes, avec un numéro d’appel spécifique à chaque grand type d’alarme, sans que soit spécifiée la nature précise ou la localisation de cette dernière. Avec Alert, nous avons donc apporté pendant la phase d’exploitation provisoire un vrai plus par rapport au cahier des charges, puisque la solution de Micromedia International permet de connaître précisément la nature et la localisation du problème rencontré ».

« D’ailleurs, je n’ai eu aucun mal à convaincre mes partenaires de l’intérêt de la solution Alert, que je connaissais très bien par ailleurs pour l’avoir déjà utilisé avec succès auparavant. Les arguments clés de ce choix ont été la mobilité de la personne d’astreinte, la fiabilité de l’information et la simplicité d’utilisation. », se souvient Thierry Desert.

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